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Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

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Sens-public.org (Dossiers)

Mis à jour le 03/03/2011

Auteur : Mireille Calle-Gruber , Anaïs Frantz

Journal : Spectres et rejetons des études féminines et de genres

Ce dossier, issu de travaux effectués en 2009 par des doctorant-e-s dans le cadre du séminaire de Mireille Calle-Gruber (CREF&G/LF), vient d’être publié dans la revue internationale en ligne Sens public.

Sommaire du dossier:

Présentation et Sommaire – Anaïs Frantz

Liminaire – Mireille Calle-Gruber

La pudeur et « la question de la femme », Nietzsche dans le texte – Anaïs Frantz

De la retraite au ravissement : elles à la question, elle pour question – Souad Kherbi

Sur le bout de la langue qui fourche : l’ironie « féminine » et l’art du conflit dans « Schiave » de Clelia Pellicano – Daniela Carpisassi

Que faire de la mère ? Du sarcasme à la valorisation – Élodie Vignon

« Le prolongement d’un symptôme » : Emma Santos au mot à mot – Elsa Polverel

« L’œuvre inouïe » et le « corps merveilleux » : nouveau corps, nouvel amour, nouvelle langue chez Rimbaud – Sarah Jagodzinski

Thérèse et Isabelle de Violette Leduc et le sujet décentré de Wittig – Alison Péron

Métamorphoses du corps féminin dans la littérature marocaine et japonaise – Mokhtar Belarbi

Présentation:

Le dossier Spectres et rejetons des Études Féminines et de Genres est le deuxième volet de la réflexion entamée dans le dossier Recherches en Études Féminines et de Genres publié à Sens Public en octobre 2008 (premier volet). Il s’agit une fois encore de rendre compte de séances de travail qui ont eu lieu dans le cadre du séminaire de Mireille Calle-Gruber en Sorbonne.

Cette fois, ce n’est pas la notion de « genres » qui est mise en avant, mais l’adjectif « féminines » : que désigne-t-il après la déconstruction du « féminin » par les théoriciennes du genre comme Judith Butler ? Pourquoi le garder ? Pourquoi ne pas ajouter alors « masculines » ? Et qu’en fait-on au Centre de Recherches en Études Féminines et de Genres de Paris 3 ?

Le dossier veut en même temps poursuivre la discussion entamée lors de la conférence de Carole Dely qui fut donnée au sein du même séminaire en décembre 2008, et faire écho à son soupçon : « De la philosophie, et derechef qu’elle fait ma-â-l-e ? ». La question qui se posait était alors : qu’est-ce qu’un Centre de Recherches en Études Féminines et de Genres peut, et doit faire d’une tradition misogyne ? Quel héritage recevoir d’une philosophie édifiée depuis un préjugé injuste et injurieux envers les femmes, une pensée érigée au prix des femmes : corps, désirs, pensées ?

Les articles qui composent le dossier proposent différentes pistes pour répondre à ces questions. Le style (la pudeur), le ton (l’ironie), le travail littéraire et poétique permettent de prendre le biais de la langue de façon à ne pas se laisser pétrifier par la Méduse et relancer le désir d’expression et d’interprétation. C’est aussi l’occasion de mettre à l’épreuve de la littérature les lieux connotés par la tradition que sont le « féminin », le corps, la maternité, la folie.

Le titre du dossier, « Spectres et rejetons des études féminines et de genres », interroge ce qui serait une transmission universitaire, philosophique et littéraire au féminin, c’est-à-dire à contre-courant de la logique phallogocentrique de la tradition, inscrivant la réflexion dans la lignée d’Hélène Cixous, Monique Wittig, Sarah Kofman, Mireille Calle-Gruber, Judith Butler, Catherine Malabou, etc.

Axes thématiques : Transculturalités // Transculturalities, Politiques des littératures et des arts : enjeux et situations

Mots-clés : Études de genre