unité mixte de recherche 7172
Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

Rechercher sur le site

Rechercher un événement, un membre du laboratoire, un ouvrage…

«Il paraît que nous sommes en guerre»

Mis à jour le 28/01/2026

Intervention : Catherine Brun

Les attaques du 13 novembre 2015 à Paris ont provoqué, entre autres, une remise en circulation, tant politique que médiatique, du terme « guerre ». « La France est en guerre » martèle le président Hollande devant le Parlement réuni en Congrès le 16 novembre 2015, et bien des médias lui emboîtent le pas. Pierre Terzian, pour sa part, modalise cette antienne en publiant très vite, dès 2016, un bref texte, poétique et politique : Il paraît que nous sommes en guerre, qui s’efforce de se situer entre guerre et paix. Peut-on et doit-on avaliser la désignation « guerre » ? S’agit-il encore de « paix » ? Les enjeux ne sont pas minces, si l’on admet avec John Searle que l’existence d’« une guerre dépend en partie du fait que l’on pense que c’en est une ». C’est à analyser la manière dont les écrits post-13 novembre permettent (ou pas) d’approcher cette question sensible que cette communication s’attèle, pour tenter d’éclairer la prégnance du prisme guerrier dans une société installée jusqu’à récemment, comme l’a fait apparaître Stéphane Audouin-Rouzeau, « dans la certitude d’une paix éternelle ».

Axes thématiques : Politiques des arts et des littératures

Programmes de recherche : Écrire le 13 novembre, écrire les terrorismes

Mots-clés : Littérature Française et Francophone