10 octobre 2025
de 14:00 à 16:00
— 10 octobre 2025
Aurélie Adler et Luc Robène : « Alternatives culturelles »
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Aurélie Adler, université de Picardie Jules Verne : Choralités romanesques contemporaines
Il s’agira d’interroger l’émergence de l’étiquette « choral » telle qu’elle vient régulièrement qualifier un certain type de narration dans le discours éditorial, journalistique, dans les commentaires des lecteurs ordinaires et désormais dans les analyses des chercheurs en littérature ? Ce label éditorial sert-il à désigner un de ces genres « plus ou moins durables qui apparaissent en fonction des goûts du public, en particulier tous les types de romans : d’aventures, policier, sentimental, de science-fiction, etc. » (Alain Vaillant, 2010) ? Existe-t-il un genre du roman choral, qui bénéficierait d’un marché et d’un public spécifique, ou l’étiquetage « choral » décrit-il un principe de composition ou un mode d’énonciation caractéristiques d’un genre romanesque qu’il s’agirait de réinscrire dans l’histoire longue de la modernité ? Si le roman choral apparait bien aujourd’hui comme une construction culturelle, éditoriale en particulier, l’erreur consisterait à retomber dans le piège essentialiste d’une théorie des genres qui en ferait une classe abstraite, pourvu de propriétés structurales objectivables indépendamment des réalités sociales et historiques dans lesquels il s’inscrit. Notre propos consistera donc à déterminer ce qui permet de lire un récit comme « choral » au XXIe siècle et pourquoi ce qualificatif concurrence souvent l’adjectif « polyphonique », qui bénéficie pourtant d’une longue histoire du point de vue scientifique (Touya, 2015).
Luc Robène, université de Bordeaux, UMR 7172 THALIM. Musicien (Noir Désir, Strychnine, Arno Futur, The Hyènes)
Mon intervention consistera à interroger quelques éléments d’une trajectoire de chercheur et d’artiste mise en perspective avec les terrains de recherche qui ont composé ce parcours afin de tenter de comprendre comment s’opèrent des choix de recherche, se façonne un intérêt pour des problématiques et questionnements spécifiques ; comment se définissent des objets singuliers et quel sens donner aux recherches engagées autour de thématique relevant des « alternatives culturelles et créatives ». Pour le dire autrement, une position alternative ou du moins pensée / représentée comme alternative ou comme « une alternative » dans le système de la recherche a-t-elle généré une appétence particulière pour le travail « aux marges », sur les marges, avec les marges, sur leur potentiel de créativité ; avec quelles approches, et dans quelles perspectives ?
Sorbonne, salle F007
17 rue de la Sorbonne 75005 Paris