Auteur du chapitre : Mireille Calle-Gruber
Éditeur : Hermann Editeurs
Insolente (insolens) signifie d’abord inexpérience (insolentia) et désigne ce qui échappe aux phénomènes connus et connaissables. Le texte étudie les oeuvres de Colette Deblé qui peint et dé-peint au lavis : elle lave à grande eau les représentations féminines que célèbrent les tableaux des maître de la peinture. Ainsi, elle revisite, de façon irrévérencieuse, les oeuvres canoniques de Tintoret (Suzanne au bain), de Rubens (Les Trois Grâces) et bien d’autres, elle accouche des silhouettes matricielles épurées, émancipées, porteuses de formes qui ne sont plus codifiées ni figées. Annonciatrices d’une plasticité créatrice.
Mis à jour le 01/03/2023