Auteur du chapitre : Ioana Galleron
Éditeur : Presses Universitaires Blaise Pascal
Le point de départ de l’article est le constat d’un contraste entre le ton généralement ironique des contes libertins du XVIIIe siècle, dont une sélection forme le corpus, et la tonalité exaltée des paragraphes qu’ils consacrent au premier baiser entre des amants innocents. Il apparaît dès lors que, si l’un des objectifs des contes est la démystification de la fable de l’amour platonique, ils ne renoncent pas entièrement à l’hypothèse d’une communication qui ne soit pas purement charnelle. Le baiser transport, véritable chorégraphie de l’extase, traduit ce rêve d’une communion parfaite, qui intègre et transcende les joies du corps.
Mis à jour le 01/01/2004