Auteur : Anne-Christine Royère
Journal : Textimage : revue d'étude du dialogue texte-image
Née au début des années 1970, la poésie de Michèle Métail est accueillie aussi bien à l’OuLiPo que dans les milieux de la poésie sonore. Pratiquant l’écriture à contraintes, mais attentive à la matérialité graphique et acoustique du langage, cette poésie à la fois sonore et visuelle aime à expérimenter les potentialités poétiques des supports qu’elle investit. C’est notamment d’une le cas d’une « série d’œuvres de grandes dimensions » : les Gigantextes. Ils sont intrinsèquement « matière d’images » en ce qu’ils promeuvent la visualité de l’écrit, font de leur matérialité médiatique un élément de la signification du poème et choisissent l’exposition comme mode de publication. Ainsi, en déplaçant et en agrandissant l’espace traditionnellement et culturellement dévolu au texte, à savoir le livre, ils opèrent des transferts médiatiques, sémiotiques et institutionnels de l’écrit que l’article se propose d’analyser.
Axes thématiques : Avant-gardes et modernité
Mis à jour le 01/01/2017