Auteur : Marianne Simon-Oikawa
Journal : Extrême-Orient Extrême-Occident
En 1765, quelques amateurs fortunés se passionnèrent pour de petits calendriers (koyomi) d’un genre nouveau, qui indiquaient à l’aide d’images (e) la longueur et l’alternance des mois de l’année à venir. Les » calendriers en images » (egoyomi) étaient nés. Comme dans un code, les informations calendaires devaient être déduites de l’observation d’éléments cryptés, inaccessibles au plus grand nombre, mais parfaitement connus des amateurs : alternance d’objets de grande et de petite taille, introduction de caractères traités comme des motifs décoratifs, dissimulés dans les traits constitutifs de la figure (moji-e), ou encore mêlés à un poème. L’analyse se propose, à partir d’exemples choisis, de dégager quelques-unes des règles utilisées pour crypter les informations à transmettre, et des compétences mobilisées pour les décrypter.
Axes thématiques : Avant-gardes et modernité
Mis à jour le 01/01/2008