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Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

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Écriture et figure à l’époque d’Edo : les moji-e de Santô Kyôden

Japon pluriel 12 (Autour de l'image : arts graphiques et culture visuelle au Japon)

Auteur du chapitre : Marianne Simon-Oikawa

Éditeur : Philippe Picquier

Marchand de tabac, écrivain, artiste, Santô Kyôden (1761-1816) apporta aussi une contribution importante à l’histoire du moji-e, procédé consistant à tracer rapidement des figures (e) à l’aide de caractères d’écriture (moji). L’intérêt de Kyôden pour les moji-e remonte au début des années 1780, et s’appuie sur une attirance personnelle pour les formes graphiques de l’écriture, dont on trouve de nombreuses traces dans son oeuvre. Il culmine dans son Kimyôzui (Recueil d’images énigmatiques) publié en 1803 : dans ce petit ouvrage, Kyôden reproduit en effet plusieurs exemples de moji-e classiques, avant d’en proposer de nouveaux, à sa façon. Kimyôzui, première histoire visuelle du moji-e, devait marquer une date importante dans l’évolution du genre. L’article a pour but d’analyser ce tournant, en étudiant les formes, les enjeux et l’apport des moji-e de Kyôden à l’histoire du genre. Après un rapide repérage des motifs repris à la tradition dans l’ensemble de son œuvre, il s’intéresse aux caractéristiques de ses créations personnelles, et à sa postérité. On espère ainsi contribuer à l’étude de la circulation des motifs au sein d’une tradition dont la culture d’aujourd’hui garde des traces dans le design et la publicité.

Axes thématiques : Avant-gardes et modernité

Mis à jour le 01/01/2018