Auteur du chapitre : Gaelle Theval , Gaëlle Theval
Éditeur : Suiseisha
Bien que faisant un usage important des pratiques collage et ready-made, la poésie visuelle de Jean-François Bory se distingue, depuis le début des années 1960, en ce qu’elle ne puise pas dans le répertoire attendu : à l’iconographie de masse, aux objets utilitaires, aux énoncés quotidiens, se substitue un usage quasi exclusif de matériaux appartenant aux domaines de l’écriture et du livre. S’il sort en apparence, par sa pratique de « dés-écriture », de la littérature entendue au sens traditionnel, le poète y reste ainsi profondément ancré, continuant d’utiliser les outils communs à tous les écrivains, poètes, mais aussi éditeurs, déplaçant ainsi le travail du poète de l’écriture à la fabrication, et mettant en œuvre, par une utilisation détournée de ces outils, une méditation sur l’écriture et son médium privilégié, le livre.
Axes thématiques : Avant-gardes et modernité
Mis à jour le 01/01/2015