unité mixte de recherche 7172
Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

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Scruter l’invisible : aberrations optiques dans l’œuvre de Jacques Spitz

Actes du colloque « Lectures plurielles de Jacques Spitz »

Auteur du chapitre : Fleur Hopkins-Loféron

Comme d’autres auteurs du champ merveilleux-scientifique, Jacques Spitz porte un intérêt tout particulier à l’invisible et au moyen de le rendre visible et surtout lisible. Dans L’Œil du purgatoire, Poldonski se voit inoculé des microbes anticipateurs. À mesure que les microbes prolifèrent en lui, le voyage dans le temps s’accentue. Dans La Guerre des mouches, Juste-Évariste Magne troque son microscope pour des jumelles afin d’observer la vie de l’infiniment petit, qui complote contre le genre humain. Dans L’Homme élastique, c’est l’homme lui-même qui se miniaturise pour combattre l’ennemi, mais surtout opérer à l’intérieur du corps humain, sans l’entremise des appareils de visualisation médicale. Dans Les Signaux du soleil, encore, la communication extraplanétaire est établie, non pas en morse, mais par des tâches solaires. Nous étudierons précisément le rôle des aberrations optiques dans l’œuvre de Spitz, le changement de paradigme visuel à mesure que les instruments évoluent ou que le regard change d’échelle, l’influence de l’imagerie scientifique de l’invisible à la même époque et certaines mises en image méconnues de ces récits.

Mis à jour le 01/01/2021