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Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

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Marguerite Duras, la noblesse de la banalité Réédition augmentée

Auteur : Mireille Calle-Gruber

Éditeur : De l'incidence éditeur

« Banale. Elle a cette noblesse de la banalité. Elle est invisible ». Ainsi est la dame du Camion : personne, c’est-à-dire « tout le monde ». « Elle » a du charisme : pleure sur le prolétariat ; meurt à Hiroshima ; est dans l’empathie avec « Abraham », l’enfant non-juif au nom juif de multitude ; elle bannit les langues de bois, demande ses mots à une grammaire inouïe. Comment donner vie à ce que l’on ne voit plus à force de le voir tous les jours ? Comment dire la mort apocalyptique d’une mouche ordinaire ? Comment de la moindre chose montrer l’état d’exception ? La noblesse de la banalité est plus qu’une esthétique. C’est un regard qui ne conquiert pas. Qui se laisse dessaisir de son saisissement. Il faut beaucoup s’aimer et beaucoup s’oublier.

Mots-clés : Cinéma

Mis à jour le 27/10/2023