Auteur du chapitre : Chloé Chaudet
Éditeur : de Gruyter
En ce début de XXIe siècle, les littératures de langue française ne sont pas épargnées par une thématique qui prolifère au sein de l’espace atlantique en langues européennes : celle du complot à grande échelle, dont le rapport à la véracité est pour le moins émietté. À partir de l’analyse d’un corpus composé de la trilogie des Falsificateurs d’Antoine Bello (2007-2015), des Sorcières de la République de Chloé Delaume (2017) et de Mathématiques congolaises d’In Koli Jean Bofane (2008), on cherche ici à interroger la double dynamique caractérisant un vaste corpus transséculaire : celle d’une célébration – plus ou moins explicite – du faux se conjuguant à des stratégies d’engagement littéraire. Dans la mesure où notre postmodernité n’a absolument pas signé la fin du « grand récit » méga-complotiste, cet article permet à ce titre d’envisager quelques continuités et ruptures entre les fictions du complot contemporaines et les littératures qui signent leur origine.
Axes thématiques : Transculturalités
Mis à jour le 01/01/2022