unité mixte de recherche 7172
Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

Rechercher sur le site

Rechercher un événement, un membre du laboratoire, un ouvrage…

Hugo et les « Proses philosophiques » (1860-1865) : encore une autre philosophie de la nature ?

Auteur : Yvon Le Scanff

Pour essayer d’approcher l’idée d’une éventuelle « philosophie de la nature » chez Hugo, nous nous sommes appuyés sur un corpus dont la cohérence ne nous a pas paru seulement chronologique, mais également idéologique si ce n’est systématique. Il s’agit de textes épars voire fragmentaires des années 1860-1865 que l’édition des Œuvres complètes des éditions Robert Laffont (sous la direction de J. Seebacher assisté de G. Rosa) a regroupés sous le titre générique de « Proses philosophiques ». Ils seront complétés pour des raisons évidentes par les développements « pensifs » de certains romans contemporains (Les Misérables mais surtout concernant la nature, Les Travailleurs de la mer) et du massif que constitue William Shakespeare pour la pensée hugolienne sur la création. L’idée est d’aborder dans une première approche la réflexion hugolienne sur la nature en tant que philosophie romantique de la nature : échange entre esthétique et métaphysique, homologie entre art et nature, sollicitation parallèle des notions de génie et de sublime, et au cœur d’une telle conception, le prodige hugolien qui subsume l’ensemble de ses dimensions esthétique et métaphysique ; puis de la comprendre à l’aune d’une pensée cohérente, celle d’une philosophie de la nature romantique (définie par quatre principes : totalité, diversité, continuité et polarité).

Mis à jour le 18/01/2014