Organisation : Jeanyves Guérin
Les critiques sont les oubliés de la recherche. Au dix-neuvième siècle, nombreux sont les poètes et romanciers qui se font critiques dramatiques dans les journaux et les revues. On connaît les cas de Théophile Gautier et de Gérard de Nerval à La Presse, de Théodore de Banville au Corsaire-Satan, d’Alphonse Daudet au Journal officiel de l’Empire puis de la République, d’Émile Zola au Bien public. Le phénomène s’accentue au début du vingtième siècle. Déjà célèbres ou émergents, des poètes, des romanciers, des auteurs dramatiques se font critiques dans journaux ou des revues. Les travaux manquent sur le sujet. Les historiens de théâtre mettent l’accent sur les revues. C’est ce vaste chantier que ce premier colloque cherche à ouvrir.
Le fait d’être poète ou romancier ou homme de théâtre a-t-il des conséquences sur le geste critique ? A l’inverse, la pratique de la critique influe-t-elle sur leur oeuvre d’écrivain ?
Comment ces critiques se sont-ils situés par rapport au théâtre d’art et au théâtre commercial ? Ont-ils été éclectiques, misonéistes ou philonéistes ?
Axes thématiques : Avant-gardes et modernité // Avant-Gardes & Modernities, Fiction et non-fiction // Fiction & non-Fiction, Approches historiques des modernités littéraires et artistiques, Politiques des littératures et des arts : enjeux et situations
Mots-clés : Arts du spectacle, Théâtre, Littérature Française et Francophone