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Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

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Le Golem : une forme instable

Mis à jour le 04/11/2016

Intervention : Ada Ackerman

A l’instar d’autres mythes, comme celui de Pygmalion, le mythe du Golem représente un récit fondamental pour les artistes, en tant que récit d’animation de l’inanimé mais aussi en tant que récit mettant en scène une création s’émancipant de son créateur, vivant de sa vie propre. C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles le Golem a tant fasciné les artistes, qu’il s’agisse de sculpteurs, de peintres, de cinéastes ou d’écrivains, qui lui ont conféré de multiples visages et interprétations.
Dans ma présentation, je souhaiterais revenir sur les caractéristiques et enjeux plastiques du mythe du Golem et sur la manière dont ces derniers ont été explorés par les artistes : tensions et équilibres fragiles entre humanité et inhumanité, entre vie et mort, entre forme et informe, entre maîtrise et contrôle. Ces antagonismes, ces dialectiques inhérents au mythe du Golem font de ce dernier une figure exemplaire d’instabilité, de fragilité formelle. De manière générale, le Golem apparaît comme une figure particulièrement féconde pour penser la création artistique, les processus créatifs.

Axes thématiques : Relations inter-arts et hybridations

Mots-clés : Esthétique, Cinéma, Arts visuels