Intervention : Elara Bertho
Cette communication s’attachera à décrire les enjeux mémoriels liés à la re-nomination systématique de la ville d’Harare. Nous retracerons cette généalogie des noms de lieux en montrant l’impact des travaux de Terence Ranger sur les représentations de l’« habiter », à Harare (Gervais Lambony, 1995) qui ont été façonnées par des lieux-dits, qui trouvent leur source dans des récits façonnés dès les années 1950.
En effet, lorsqu’il était à l’University of Zimbabwe, T. Ranger a fourni le socle narratif à de nombreux chants et tracts de propagande du ZANU et ZAPU (Ranger, 1967 et 2013) en établissant un lien scientifique fort entre première et seconde Chimurenga. À partir de textes d’archives et de textes édités (chants de propagande de la seconde Chimurenga, romans de Chenjerai Hove ou Stanlake Samkange, rumeurs urbaines (Bonhomme, 2009) et apports d’internet, nous montrerons dans quelle mesure les grands récits collectifs qui ont, entre autre, contribué à la matrice fictionnelle de la politique urbaine de Robert Mugabe résultent d’apports locaux autant qu’externes.
Axes thématiques : Transculturalités // Transculturalities, Dynamiques interculturelles, Politiques des littératures et des arts : enjeux et situations
Mots-clés : Littératures et terrains, Études postcoloniales