Organisation :
Valérie Pozner , Juliette Milbach
Ce séminaire propose d’étudier la production, la circulation, les usages et la réception des images en URSS (et dans le monde de l’Est) en les replaçant dans une perspective historique et internationale. Il s’agit d’analyser aussi bien les images fixes qu’animées, en confrontant ainsi l’ensemble des médias qui participent à la constitution de la culture visuelle soviétique : peinture, illustration, affiche, photographie, cinéma, art mural, etc. Le séminaire entend adopter une approche interdisciplinaire et permettre la rencontre d’historiens de l’art, du cinéma, du social ou du politique, ainsi que les sociologues, ethnographes et anthropologues qui s’intéressent au visuel. La dimension des emprunts, circulations, transferts et hybridations est privilégiée dans l’approche. En effet, l’étude des transferts culturels internationaux constitue aujourd’hui un enjeu majeur du renouveau des études soviétiques, longtemps demeurées dans la conception d’un monde divisé en deux camps. Si l’historiographie s’est développée à propos des voyages des intellectuels et des transferts littéraires, la question mérite à présent d’être traitée dans le champ de la culture visuelle soviétique. Le séminaire est ainsi l’occasion d’élargir le concept de transferts artistiques pour envisager les transferts visuels. Il envisage les formes de communication croisées, par l’image, entre l’URSS, les pays du bloc de l’Est et les démocraties occidentales. Sont interrogés les images qui entrent ou sortent d’URSS, leurs canaux de transmission, leurs utilisations directes, appropriations, adaptations, imitations ou réinterprétations et les effets de sens ainsi produits. Grâce à la démarche interdisciplinaire et à l’attention portée aux espaces où les démarches nationales s’imbriquent, le séminaire tend à singulariser les pratiques russes et soviétiques au sein des usages professionnels et administratifs des images dans d’autres contextes nationaux.
Les séances auront lieu en visioconférence (lien sur demande aux organisateurs) et à Institut national d’histoire de l’art (INHA), 2 rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs, Paris 2e, sauf indication contraire sur la page de la séance.
Ce séminaire reçoit le soutien de Translitterae (ENS Ulm)
Axes thématiques :
Approches historiques des modernités littéraires et artistiques, Politiques des littératures et des arts : enjeux et situations
Programmes de recherche :
Translitteræ
Mots-clés :
Cinéma, Arts du spectacle, Arts visuels, Études slaves, Anthropologie
Séances passées
14 juin 2022
de 09:00 à 12:00
— 14 juin 2022
Salle Walter Benjamin
10 mai 2022
de 09:00 à 12:00
— 10 mai 2022
Visioconférence uniquement
12 avril 2022
de 09:00 à 11:00
— 12 avril 2022
Salle Walter Benjamin
9 mars 2022
de 13:00 à 15:00
— 9 mars 2022
An often overlooked feature of the notorious malokartin’e of 1946-1953 was the severely restricted opportunities afforded to novice feature filmmakers in a system focused on experienced seniors, the ‘masters’. Those studying at VGIK had little opportunity to rehearse the making of feature films, and graduates of the institution usually ended up in documentary or educational film, whatever their career aspirations. With Khrushchev’s decision in 1954 that numbers of films in production should be radically increased, there was a corresponding rush in studios to appoint novice directors (who were sometimes ‘young’ only in terms of their employment status in the studio – as was commonly said at the time, ‘passport age’ and employment experience were not at all the same thing). This paper, based on a studio history of Lenfilm in the 1960s-1980s, examines the pressures on studio managers, who were required to promote talent (understood as creative individuality), while at the same time guiding ‘young’ filmmakers towards ‘political maturity’ – in circumstances where few were prepared to join the Communist Party or to attend seminars on socialist art. It also examines the difficulties for young filmmakers when adventurous handling of the film aesthetic might be interpreted as lack of ‘professionalism’. Among the personal case histories on which I draw are those of Yuly Fait, Gennady Shpalikov, Dinara Asanova, Vitaly Melnikov, Kira Muratova, and Aleksei German.
8 février 2022
de 09:00 à 11:00
— 8 février 2022
Salle Walter Benjamin
11 janvier 2022
de 09:00 à 11:00
— 11 janvier 2022
Visioconférence
14 décembre 2021
de 12:00 à 14:00
— 14 décembre 2021
Visioconférence sur inscription
Alexandra Selivanova, Centre pour l’avant-garde, Moscou : «Art et architecture soviétiques des années 1930 : nouvelles perspectives. L’expérience du Centre pour l’avant-garde de Moscou (expositions et publications des années 2010) »
La dichotomie entre avant-garde et réalisme socialiste dans l’analyse des processus artistiques en URSS dans les années 1930 et 1950 apparaît aujourd’hui dépassée. De nombreux phénomènes artistiques, tout autant que des artistes et des groupes restent pourtant toujours méconnus.
Depuis la fin des années 2000, le Centre pour l’avant-garde de Moscou réalise des expositions expérimentales comme « Antiquité soviétique », « Le surréalisme au pays des bolcheviks », « Étoiles errantes ». Les juifs soviétiques dans l’art des années 1930-1940″, « Coléoptères et chenilles. La culture d’insectes dans les années 1920-1940 », « VHUTEMAS 100 », « Avant-garde et Aviation », « Électrification » etc.
Ces expositions explorent l’art de cette époque sous un angle différent, en l’inscrivant dans un contexte international, social, politique et culturel.
De la même manière, le livre » le post-Constructivisme. Architecture et pouvoir dans les années 1930 en URSS » a proposé un renouvellement de l’étude et de la présentation de l’architecture des années 1930.
L’intervention portera sur les recherches menées dans le cadre de ces projets.
9 novembre 2021
de 12:00 à 14:00
— 9 novembre 2021
Elisabeth Essaïan viendra y présenter son ouvrage Le prolétariat ne se promène pas nu. Moscou en projets paru en Octobre 2021.
Salle Walter Benjamin. Afin de recevoir les codes pour rejoindre notre salle virtuelle, merci de vous inscrire auprès de juliette.milbach@hotmail.com