Organisation : Alexandre Gefen , Pauline Hachette, Dominique Rabaté
« Je crois que les plus grandes œuvres sont opaques et ajoutent à l’opacité du monde. »
(Pierre Michon, Le Roi vient comme il veut)
Dans un univers d’invitations à se raconter et à se montrer sans cesse et dans une société en attente de clarifications, à quoi sert de mettre en scène l’incommunication, le non savoir, le dysfonctionnement des récits, les points de vue obliques, les contradictoires insolubles, les malentendus ? À quoi sert de produire des récits complexes, des narrateurs non fiables dans des sociétés accélérées et pragmatiques ? Doit-on attendre de la littérature qu’elle ôte de l’évidence au monde et rende à la compréhension son temps lent pour mieux dire les mille intrications dont est tissé le vivant ? Peut-on apprendre avec elle à être moins lisible quand le politique se fait plus simplificateur ?
Axes thématiques : Politiques des littératures et des arts : enjeux et situations, Politiques des arts et des littératures, Intermédialités, interartialités
Mots-clés : Littérature
Séances passées
Le furtif et le réticent
Intrications
Les limites de la relation
L’opacité intérieure
Chiffrer le monde
Mis à jour le 11/07/2024