unité mixte de recherche 7172
Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

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Perception du blanc dans les albums pour enfants français et coréens

Mis à jour le 06/02/2018

Organisation : Hélène Campaignolle-Catel , Carine Devillon

Couleur par défaut de la page, pendant longtemps le blanc n’a pas été pensé comme une couleur dans les albums pour enfants. Il y est négligé, mais également réduit à n’être obtenu que par réserve et à ne pouvoir se décliner sur le cercle des tonalités. Le blanc se doit d’être blanc, peu visible, succinctement dénommé. Dans la seconde partie du XXe siècle, des créateurs français vont toutefois le sortir de cette forme d’invisibilité et d’anonymie où on l’a abandonné. Ils vont pour cela jouer sur ses ambivalences « vide – plein », « présence – absence », « visible – invisible ». Le procédé est-il nouveau ? Et est-il comparable à ce que des créateurs issus d’une culture distincte, comme la culture coréenne, ont pu développer ? Surtout lorsque l’on sait que cette culture n’a pas rompu avec la pratique de la calligraphie et de l’art pictural chinois, notamment dans les livres pour enfants, ce qui signifie que son art du trait n’a pas consommé sa rupture avec le visible et qu’il excelle encore dans la maîtrise du vide.

Axes thématiques : Transferts culturels dans les arts et la littérature, Relations inter-arts et hybridations

Mots-clés : Arts et lettres