Intervention : Marie-Madeleine Mervant-Roux , Xavier Mauduit, producteur de l'émission, Julia Gros de Gasquet
« La Voix d’or », « la Divine », « l’Impératrice du théâtre »… Derrière ces surnoms se trouve Sarah Bernhardt. Sa voix s’est éteinte depuis près d’un siècle, mais son talent résonne toujours dans les mémoires. Son jeu et sa voix apparaissent parfois sous la plume de Victor Hugo, ou de Marcel Proust. Ces évocations littéraires fascinent et provoquent une irrépressible envie d’entendre la comédienne. Sa voix a été gravée, mais une question surgit : ces enregistrements sont-ils fidèles à la voix de la comédienne ? La légende voudrait qu’une nuit de 1903, cette dernière se soit évanouie d’horreur en entendant sa propre voix enregistrée. L’existence d’un tel mythe interroge. Quel effet provoque l’écoute d’une actrice, un siècle après sa mort ?
Axes thématiques : Approches historiques des modernités littéraires et artistiques, Disciplines et frontières disciplinaires : méthodes, pratiques, outils
Programmes de recherche : ANR ECHO (2013-2018): Ecrire l'histoire de l'oral
Mots-clés : Arts du spectacle, Études sonores, Théâtre