unité mixte de recherche 7172
Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

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Empathie (Einfühlung) et écriture de l’histoire de l’art chez Heinrich Wölfflin

Mis à jour le 02/02/2015

Auteur : Mildred Galland-Szymkowiak

Journal : Phantasia

Résumé

L’article reprend la question de l’évolution du rôle de l’empathie esthétique (Einfühlung) pour la constitution de l’histoire de l’art en savoir autonome et rigoureux chez Heinrich Wölfflin, des Prolégomènes à une psychologie de l’architecture (1886) aux Principes fondamentaux de l’histoire de l’art (1915). On sait que le modèle corporel de l’empathie esthétique, privilégié dans le premier ouvrage, est mis de côté dans le second au profit de la construction d’un objet spécifique de l’historiographie de l’art, les « formes d’appréhension et de présentation », appelées aussi « catégories de l’intuition » ou « schèmes optiques ». L’article comprend cette évolution à partir du désir wölfflinien de fonder l’histoire de l’art comme Kunstwissenschaft, et montre comment ce fondement s’établit dans une réflexion de type transcendantal sur la constitution affective de l’espace. Le « formalisme » de Wölfflin ne nie nullement la pertinence du déchiffrage empathique des œuvres, mais l’encadre méthodiquement par, et le subordonne à, la détermination des structures historico-transcendantales de la spatialisation.

Index de mots-clés : imagination, empathie, Einfühlung, histoire de l’art, science de l’art, philosophie transcendantale, catégorie, formalisme, spatialisation, corps, visibilité

Axes thématiques : Esthétique et étude des relations entre les arts (notamment arts du spectacle) // Aesthetics & Relationships between the Arts (including the performing arts), Approches historiques des modernités littéraires et artistiques

Mots-clés : Esthétique, Architecture, Philosophie de l’art, Philosophie, Histoire de l'art, Études germaniques