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Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

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Freak Nation : Dark Angel de Cameron et Eglee

Mis à jour le 13/11/2022

Auteur : Fleur Hopkins-Loféron

Éditeur : numéro spécial James Cameron, n° 43

Journal : La Septième Obsession

Quiconque a été adolescent dans les années 2000 se rappelle avoir attendu avec excitation la Trilogie du samedi soir sur M6 et son lot de femmes fortes. Parmi elles figure Max, soldat génétiquement modifié, héroïne de la série dystopique Dark Angel (2000-2002), qui marque la première incursion de James Cameron sur le petit écran, avec Charles H. Eglee. Cette série mérite d’être redécouverte aujourd’hui à l’aune de son discours avant-gardiste sur le « retournement du stigmate », mécanisme social qui veut que les minorités visibles et invisibles égrainées au fil de la série (lesbienne, handicapée, mutante, prostituée, transgenre) revendiquent progressivement la marque d’infamie « Freaks » brandie par leurs détracteurs. Elle laisse poindre la possibilité d’une réappropriation, voire d’une réinvention d’une identité commune, sous le drapeau de la « Freak Nation » [s02e21], dans une scène qui rappelle l’érection du drapeau américain, photographiée en 1945 par Joe Rosenthal.

Référence : « Freak Nation : Dark Angel de Cameron et Eglee », La Septième Obsession, numéro spécial James Cameron, n° 43, novembre 2022, p. 86-89.

Axes thématiques : Relations inter-arts et hybridations

Mots-clés : Cinéma, Arts visuels