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Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

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L’immeuble-ville comme système concentrationnaire dans {Le Gratte-ciel des hommes heureux} de Lucien Corosi

Chapitre d'ouvrage

Mis à jour le 23/08/2022

Auteur : Fleur Hopkins-Loféron

Direction d'ouvrage : Jérôme Goffette pour l'Association Stella Incognita

Éditeur : Bod

Journal : Science-fiction et mondes urbains

Le Gratte-ciel des hommes heureux de Lucien Corosi trouve place au sein du corpus science-fictionnel étendu des immeubles-villes (IGH de J. G. Ballard, Les Monades urbaines de Robert Silverberg, Le Monde inverti de Christopher Priest, etc.). Ces cités apparemment idéales regroupent en un même espace vertical les individus, ainsi que toutes leurs activités et occupations. Le Gratte-ciel des hommes heureux (1949), à bien des égards, partagent aussi des points communs avec d’autres œuvres qui l’ont précédé, qui appartiennent cette fois à la science-fiction tchèque, telles que Le Château de Franz Kafka et La Maison aux mille étages de Jan Weiss. Dans ces œuvres, l’architecture permet de dire l’oppression du personnage, face à la ville moderne ou le pouvoir en place. Enfin, Lucien Corosi, marqué son expérience de reporter et d’envoyé spécial aux Procès de Nuremberg en 1945 et persuadé qu’il aurait dû être déporté, prend modèle sur certains aspects du système concentrationnaire nazi, ainsi que sur les ghettos juifs pour imaginer un monde oppressif dont la seule issue est le four crématoire.

Axes thématiques : Sciences, littératures et arts

Mots-clés : Littérature