Current research :
Il s’agit de revenir sur la présence des peuples indigènes, en ce cas ceux du Brésil, dans les expositions coloniales/universelles (de 1850 à 1950), en particulier celles organisées en France, en réinscrivant cette présence dans l’histoire longue des transferts culturels entre l’Europe et l’Amérique, incluant entre autres des rapports de scientifiques et des œuvres littéraires. Son objectif est le suivant : chercher à comprendre le double impact de la théâtralisation des peuples indigènes du Brésil dans ces expositions. Si le manque de compréhension des rituels des peuples indigènes a pu donner de ceux-ci une idée erronée, leur «théâtralité» étant dissociée de sa fonction sociale et spirituelle, l’expérience directe, visuelle et sonore, qu’en ont faite les spectateurs a eu sur la création théâtrale européenne un impact qui se prolonge jusqu’à aujourd’hui.
L’étude devrait, d’une part, contribuer aux travaux visant à mieux comprendre les phénomènes de transferts culturels qui ont concerné les peuples autochtones de différentes parties du globe dans le domaine du théâtre, d’autre part, éclairer l’histoire du terme « théâtralité », élément central de la théorie théâtrale contemporaine, travaillé en particulier par Nicolas Evreïnoff dans les années 1930 (Le théâtre dans la vie). La consultation et l’étude d’archives dispersées dans différentes institutions françaises et européennes, avec une attention particulière pour la dimension sonore des performances, aura un double objectif : retrouver les traces de la théâtralisation des peuples indigènes du Brésil et les traces de la construction du concept de théâtralité.
Thematic axes : Aesthetics & Relationships between the Arts (including the performing arts), Dynamiques interculturelles
Thesis
Supervisor : Silvia Fernandes da Silva Telesi