Intervention : Ioana Galleron
Publisher : Université Paul Verlaine de Metz
En traduisant, en 1831, Mahomet ou le Fanatisme, Ion Heliade Radulescu, homme de culture et véritable messie politique roumain, effectue un choix surprenant. Ni le contexte, ni ses préoccupations personnelles ne laissaient attendre qu’il commencerait son travail d' » acclimateur » de la culture française par l’attaque voltairienne contre le fanatisme. L’analyse de ses choix de traduction et de ses interpolations montre qu’il se sert de la pièce pour mener sa propre réflexion sur le rapport entre amour terrestre et amour (pour le) divin, proposant finalement moins une œuvre de combat pour les Lumières, qu’une tragédie de l’échec des noces mystiques entre la créature et le Créateur.
Updated on 18/03/2005