Intervention : Xavier Garnier , Emmanuelle André, Fouad Boussouf, Inès Cazalas, Catherine Coquio, Jean Delabroy, Monique Larrouture, Kantuta Quirós, Sophie Wahnich
Depuis une dizaine d’années, une pensée du temps humain se cristallise autour de l’idée d’accélération. L’idée était dans l’air depuis longtemps,
elle se condense aujourd’hui sous l’effet d’un précipité disciplinaire : les arts, les sciences et la philosophie semblent tous concernés
par ce mot devenu central en quelques années, souvent associé à un récit apocalyptique ou inquiet sur l’état de la planète ou sur nos existences sous pression.
Y a -t-il là un mythe ou une réalité ? Faut-il croire à l’accélération ? Quel rapport y a-t-il entre cette idée ultracontemporaine et celle du précipité messianique ?
Faut-il voir là un des aspects du processus de sécularisation ou un effet du capitalisme global ? Qu’en disent les historiens et les sociologues ?
Qu’en font les artistes, poètes, cinéastes, dramaturges, chorégraphes ? Comment penser les enjeux à la fois historiographiques,
épistémologiques, esthétiques et politiques que cristallise cette notion ?
C’est tout cela qu’interroge le dernier numéro de la revue écrire l’Histoire coordonné par Catherine Coquio, Emmanuelle André et Pierre Savy, en mettant le mot au pluriel selon une approche transversale, considérant ensemble ou séparément littérature et cinéma, politique et esthétique, sciences humaines et arts contemporains.
Thematic axes : Avant-gardes et modernité // Avant-Gardes & Modernities, Transculturalités // Transculturalities, Relations inter-arts et hybridations, Dynamiques interculturelles, Politiques des littératures et des arts : enjeux et situations
Keywords : Literature, Novel, Postcolonial studies