Organisation :
Antoine Poisson, Richard Walter , Constance Krebs (Association Atelier André Breton)
Dada DADA
Comment documenter la production surréaliste ?
Séminaire méthodologique commun Thalim & Association Atelier André Breton
L’unité mixte de recherche THALIM contribue à écrire, à partir des arts et des littératures, une histoire plurielle et transnationale de la modernité, en particulier dans les domaines des avant‐gardes, des études postcoloniales et de genre, des humanités numériques. L’association Atelier André Breton a pour objet de promouvoir l’œuvre d’André Breton et en particulier de constituer une banque de données, sur tous supports, aux fins de permettre l’accès au plus grand nombre et notamment aux universitaires et aux chercheurs du fonds constitué par André Breton. Ces deux structures ont eu envie de partager leur expérience sur la documentation et l’édition du surréalisme à travers un séminaire méthodologique commun.
Mouvement international, politique, artistique, littéraire ‐ multimédia avant l’heure ‐, collectif, le surréalisme a été exprimé par le biais de revues, de tracts et de publications collectives. De nombreux auteurs, artistes ou passants ont participé aux manifestations publiques du mouvement (expositions, meetings, publications, etc.). Des groupes se sont constitués à travers le monde, chacun avec un mode d’organisation qui lui était propre. Autant de traits distinctifs qui déterminent le surréalisme, qui conditionnent même la méthode d’archivage et d’édition des traces que le surréalisme a laissées.
Comment alors documenter la production du mouvement surréaliste ? Quelle place accorder aux tracts, aux déclarations collectives, aux revues, aux jeux, aux objets, aux bouts de papiers, aux dessins ? Ce furent des outils essentiels pour la fabrication et la diffusion des idées et des créations surréalistes mais leur documentation et leur édition posent des problèmes spécifiques.
Ce séminaire méthodologique proposera l’utilisation de ressources documentaires traditionnelles et numériques afin de documenter et d’éditer le surréalisme. Interdisciplinaire, ce séminaire méthodologique fera dialoguer les chercheurs, les conservateurs et les ingénieurs à partir de cas concrets. Il visera au partage des méthodes et des métadonnées pour appréhender au plus près une production surréaliste.
Chaque séance sera organisée autour d’un type d’objet (livre, manuscrit, tableau, périodique…). Un cas d’étude sera proposé au début de la séance, avec présentation du corpus, du contexte, les difficultés rencontrées et les solutions envisagées ou mises en place. Ensuite une discussion générale autour du type de document abordé devra permettre d’aboutir à une conclusion collective pour la réalisation d’un vademecum « comment documenter la production surréaliste à l’heure des humanités numériques », qui tiendra compte des publics susceptibles de s’intéresser à ce type d’édition numérique (chercheur, enseignant, étudiant, lycéen, amateur, curieux) et de l’usage que ceux‐ci pourront faire des archives.
Le cas d’usage sera présenté par un(e) intervenant(e) et la discussion par un(e) des organisateurs/trices du séminaire. La première séance sera consacrée à la présentation du site André Breton et aux problématiques qui seront abordées au fil de ce séminaire. La dernière séance proposera une synthèse des différentes découvertes et acquis abordés lors des séances de l’année.
Les séances se tiennent en présence, mais un lieu pour suivre en visioconférence peut être demandé auprès des organisateurs.
Les séances auront lieu un des premiers jeudis ouvrés de chaque mois à la Maison de la recherche de la
Sorbonne nouvelle, rue des Irlandais, de 17h à 19h :
5 octobre, 16 novembre, 7 décembre 2023, 11 janvier, 8 février, 7 mars, 4 avril, 16 mai, 6 juin 2024
5 octobre 2023 : Archiver le surréalisme en ligne. (Constance Krebs, Association Atelier André Breton)
16 novembre 2023 : Tracts et jeux surréalistes : comment gérer une production collective ? (Richard Walter, Laboratoire Thalim)
7 décembre 2023 : Correspondances : à la recherche des femmes perdues dans le site André Breton (Anne Egger, Site Atelier André Breton)
11 janvier 2024 : Quel archivage pour les livres et catalogues d’exposition surréalistes ? (François Nawrocki, Bibliothèque Kandinsky)
8 février 2024 : La Révolution surréaliste : comment transcrire et annoter en TEI une revue surréaliste ? (Antoine Poisson, Laboratoire Thalim et Association Atelier André Breton)
7 mars 2024 : Archives et exposition : un travail de mise en récit (Fabrice Flahutez, Université Saint-Etienne)
4 avril 2024 : Archives et papiers surréalistes dans une collection muséale (Camille Morando, MNAM)
16 mai 2024 : Allers et retours de Mélusine : comment organiser un site de recherches consacré au surréalisme (Pierre Choffé, MRPC Consulting, archives Jean Paulhan)
Les séances se tiennent en présence, mais un lieu pour suivre en visioconférence peut être demandé auprès des organisateurs.
Lors de ces séances, différents gestes documentaires pourront être interrogés :
• Comment qualifier une production ou un participant de surréaliste ? Comment désambiguïser ou réduire le degré d’interprétation par l’éditeur ?
• Où trouver les renseignements éditoriaux ou biographiques ? Jusqu’où aller ?
• Déterminer pour chaque créateur le statut des œuvres hors appartenance à un groupe surréaliste ?
• Prendre en compte le contexte national, culturel, linguistique pour chaque production surréaliste ?
• Comment présenter une œuvre collective surréaliste ? Tracts, papillons, cadavres exquis, etc. Pour les revues et les expositions, même s’il y a un directeur de publication ou un organisateur d’exposition, sontelles des œuvres collectives ?
À partir de ces problématiques de documentation et de qualification (c’est surréaliste ou pas), il se posera la question de l’édition :
• Que faut‐il éditer du surréalisme ? Que reste‐t‐il à éditer ?
• Comment annoter un texte surréaliste, en particulier les déclarations collectives ? Y a‐t‐il une spécificité « surréaliste » ?
• Comment relier des textes ou des corpus édités de différentes façons dans des lieux différents ?
Les Humanités numériques pourraient venir en aide pour les réponses à ces différentes questions. Que peuvent apporter les Humanités numériques à la documentation, l’édition, la compréhension du surréalisme ? Il serait nécessaire d’avoir une approche critique de ces nouveaux outils et pratiques numériques. Là aussi des questions se poseront par rapport à l’histoire du surréalisme et au corpus des productions surréalistes :
• En quoi internet et les humanités numériques modifient la perception voire la postérité du surréalisme ?
• Constate‐t‐on la mise à disposition de corpus d’auteurs méconnus ou actuels alors que les principales figures du surréalisme ont leurs œuvres « sous droits » et hors internet ? Quelle perception du surréalisme si on ne s’en tient au réseau internet ?
• Grâce/À cause d’internet, caisse de résonnance mondiale, le surréalisme ne devient‐il pas plus connu comme un mouvement international que comme d’abord francophone ?
• Les relations entre texte, œuvre, revue, tract peuvent se faire plus facilement par liens hypertextes. Mais peut‐on relier des objets qui ont été édités de façon différente ?
• Comment conserver et annoter les controverses sur l’identification ou l’interprétation d’un contenu, d’un nom ? Quelle place consacrer à l’annotation collaborative (crowdsourcing) ?
• Peut‐il y avoir un standard de description/de métadonnées spécifiques à la production d’une avant‐garde, en particulier le surréalisme ?
Thematic axes :
Approches historiques des modernités littéraires et artistiques, Disciplines et frontières disciplinaires : méthodes, pratiques, outils, Contemporanéités, avant-gardes, modernités
Keywords :
Arts & Literatures
Past sessions
6 juin 2024
from 17:00 to 19:00
— 6 juin 2024
En visio conférence [lien sur demande auprès des organisateurs]
Nous y entendrons les responsables du séminaire dresser un premier bilan après 9 séances. Ce bilan – provisoire – portera sur les sources du surréalisme et leur classification, la gestion, l’éditorialisation et la diffusion – physique et numérique – des archives surréalistes. Des pistes pour l’avenir seront discutées en guide de conclusion pour la saison académique 2023/2024.
4 avril 2024
from 17:00 to 19:00
— 4 avril 2024
Maison de la Recherche, salle Claude Simon
4 rue des Irlandais, 75005
Allers et retours de Mélusine
« Comment organiser un site de recherches consacré au surréalisme ? »
Le site historique de l’Association pour la recherche et l’étude du surréalisme migre ! Il sera question de l’expérience de reprise d’un site existant, avec un accent sur l’architecture de l’information. Que peut-on « faire » d’un site déjà très riche ? Peut-on encore l’enrichir, et dans quel but ? Peut-on l’ouvrir à de nouveaux publics, et comment ?
Pierre Choffé
Dans le cadre de Doremus, un projet de recherche réunissant la BnF, Radio France et la Philharmonie de Paris, Pierre Choffé a développé une ontologie permettant la description de leurs données musicales et leur exposition en open data pour réutilisation au moyen des technologies du web sémantique.
Après avoir travaillé 20 ans dans le management musical, puis comme chef de projets numériques chez Logilab (société développant DataBnF et le site André Breton, entre autres), Pierre Choffé s’attache non seulement à traduire dans La Cascade, les meilleurs articles relatifs aux technologies du web parus sur le web anglophone, mais il édite en ligne une constellation Jean Paulhan comme une navigation labyrinthique de 500 pages.
C’est à ce titre que l’association Atelier André Breton et l’APRES ont fait appel à lui pour sauvegarder le site Mélusine Surréalisme fondé par Henri Béhar.
7 mars 2024
from 17:00 to 19:00
— 7 mars 2024
Maison de la Recherche, salle Claude Simon
4 rue des Irlandais, 75005, Paris.
L’exposition Surréalice. Lewis Carroll et les surréalistes au musée d’art moderne et
contemporain de Strasbourg en 2022 a été labélisée d’intérêt national par le Ministère de la
culture. Ce commissariat dont j’étais responsable avec Barbara Forest visait à faire une
relecture du surréalisme international à l’aune d’une source importante qui était celle de
l’univers de Lewis Carroll. Très tôt en effet l’auteur anglais a été traduit, mais aussi suivi et
commenté par les artistes et écrivains y voyant un pays merveilleux où le rêve mais aussi
l’irrévérence de la jeunesse s’oppose au pouvoir institué. L’exposition rassemblait plus de 300
pièces et notamment des archives, des publications, des œuvres. Comment mettre en dialogue
des archives et documents disparates à la fois de l’univers de Carroll mais aussi du
surréalisme ? Comment réinscrire ces matériaux dans un récit expositionnel afin de mettre la
lumière une proximité formelle et conceptuelle entre surréalisme et univers carrollien. C’est
l’usage tout autant que la mise en exposition des documents dont il sera question ici
permettant de tisser une réflexion sur le devenir des archives.
Fabrice Flahutez est professeur à l’université jean Monnet de Saint-Étienne et membre de l’institut universitaire de France. Il a publié de nombreux textes sur le Surrealisme et est commissaire d’exposition . Il est l’auteur du catalogue de l’exposition Roberto Matta au Kunsforum de wien en Autriche ( 23 février -20 juin 2024).
8 février 2024
from 17:00 to 19:00
— 8 février 2024
Maison de la Recherche, salle Claude Simon
4 rue des Irlandais, Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle, Paris, 75005
Le projet d’une édition en TEI (Text Encoding Initiative) de la plus emblématique des revues du mouvement, La Révolution surréaliste, est né premièrement du souci de donner à lire un texte qui ne soit pas un long volumen anarchique et sans contextualisation, mais au contraire un texte structuré, tenant compte des publicités et des mises en page, ainsi qu’annoté pour éclairer le contexte de « l’ultra-contemporain » auquel renvoient les rédacteurs. En ce sens, la TEI, par les outils de structuration de textes, permet d’organiser et de typer adéquatement les différentes formes textuelles offertes par la revue et de proposer un système de notes à deux niveaux. Si La Révolution surréaliste ne propose pas des expérimentations typographiques de Dada (dont un modèle de transcription a déjà été donné sur le site André Breton), elle s’avère complexe dans l’organisation des contributions (articles courant sur plusieurs plages ; usage non systématique des tirets et de la typographie ; insertion des images inattendue), et nécessite un modèle adapté et personnalisé. Ce modèle de structuration des données sera ensuite appliqué à d’autres revues surréalistes, que ce soit Littérature (nouvelle série) ou VVV. D’autre part, les archives du site André Breton (manuscrits, tableaux, correspondance, dessins, factures, abonnements), en donnant à voir la « mémoire vivante » du groupe, permettent de retracer la genèse des numéros, la commande et reprise de textes, leur coût de fabrication, ainsi que les liens entre les illustrations choisies et les œuvres conservées par Breton. On donnera ainsi une typologie des enrichissements possibles à l’aide des archives Breton, qui tentent de reconstituer le contexte de production de la « revue la plus scandaleuse du monde ».
Antoine Poisson est doctorant à la Sorbonne Nouvelle. Il prépare une thèse sur André Breton éditeur, sous la co-direction de Marie-Paule Berranger et d’Alexandre Gefen. Il travaille aussi à une édition numérique annotée de La Révolution surréaliste pour l’Association André Breton et collabore au site Fabula. Il a donné plusieurs articles sur André Breton et ses rapports avec l’édition, Robert Desnos, Péguy, le dilettantisme révolutionnaire, ou encore les enquêtes surréalistes. Il a co-organisé parallèlement un colloque sur Ecrire la Terreur à la Sorbonne Nouvelle (24-25 janvier), ainsi que le séminaire doctoral de THALIM (2022-2024).
Pour tout renseignement : Antoine Poisson (antoine.poisson@sorbonne-nouvelle.fr)
11 janvier 2024
from 17:00 to 19:00
— 11 janvier 2024
Maison de la Recherche, salle Mezzanine (lien visioconférence sur demande auprès des organisateurs)
4 rue des Irlandais, 75005 Paris
La bibliothèque Kandinsky, centre de documentation et de recherche du Centre Pompidou, offre de vastes ressources pour les chercheurs en histoire de l’art. Au-delà de la documentation courante, elle conserve en ses fonds patrimoniaux un grand nombre d’originaux historiques des grands mouvements de l’art moderne et contemporain et en particulier, du surréalisme : tracts et manifestes, ephemeras, revues et livres, archives manuscrites, imprimées et photographiques. Seront notamment présentés un panorama des revues surréalistes, quelques livres de réserve dont l’exemplaire de l’Amour fou de Jacqueline Lamba, truffé par André Breton, des « petits papiers » notamment issus du fonds général manuscrit (FGM) et du fonds Paul Destribats en cours de numérisation, des documents tirés de fonds d’archives (en particulier du fonds Victor Brauner mais aussi d’entrées récentes comme le fonds Jean Terrossian) et quelques nouvelles acquisitions dont un carnet de permanence du mouvement à la galerie Nina Dausset (1948-1949) ou encore des essais de tirages des lames de tarot créées par Matta pour l’édition américaine d’Arcane 17 (1945). Les questions de méthode de traitement, de recherche et d’exploitation du corpus s’attacheront principalement aux tracts, manifestes, cartons d’invitation et autres ephemeras, alors que va paraître, en décembre 2023 aux éditions du Centre Pompidou, un livre consacré à la collection de Paul Destribats, des « petits papiers » des avant-gardes du XXe siècle, entré par dation en 2021.
***
François Nawrocki est conservateur en chef, responsable du pôle Fonds et collections à la Bibliothèque Kandinsky au Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, depuis mai 2022. Archiviste paléographe et docteur en histoire moderne, il a publié en 2015 aux éditions des Classiques Garnier L’Amiral Claude d’Annebault, conseiller favori de François Ier. Il a été adjoint au directeur du département des cartes et plans de la Bibliothèque nationale de France de 2011 à 2017 puis directeur adjoint de la Bibliothèque Sainte-Geneviève de 2018 à 2020. Pour la Bibliothèque nationale de France, il a assuré le commissariat de l’exposition “Globes: a Vision of the World” / “Le Monde en sphères” à Abu Dhabi en 2018 puis à Paris en 2019, dont il a codirigé le catalogue. Au Centre Pompidou, il a été notamment co-commissaire du festival Moviment, proposant une centaine d’événements parmi des œuvres renouvelées chaque semaine, du 3 mai au 14 juillet 2023. Il dirige le programme de recherches MAVEX (mémoires audiovisuelles des expositions du Centre Pompidou), soutenu par l’Ecole Universitaire de Recherche Paris Seine Humanités, Création, Patrimoine, Investissement d’Avenir – Fondation des sciences du patrimoine.
7 décembre 2023
from 17:00 to 19:00
— 7 décembre 2023
Maison de la Recherche, salle Mezzanine (lien visioconférence sur demande auprès des organisateurs)
4 rue des Irlandais, 75005, Paris
Correspondance des surréalistes : À la recherche des femmes perdues
Le site André Breton est une immense banque de données multimédia (photos, œuvres, lettres, objets, manuscrits, tracts, etc.) constituée à partir de la vente en 2003. Furent alors édités 8 volumes comprenant 6249 lots (nombre d’entre eux incluant des groupes d’images).
C’est sans compter les correspondances, ajoutées ensuite (celles déposées à la BLJD ou retrouvées dans des livres ou manuscrits). Le site contient aujourd’hui 1181 notices de correspondances (en devenir car certains lots attendent encore d’être scindés). Le but premier et au long cours étant qu’une notice ne comprenne qu’une intervention.
Comment traiter les correspondances sur le site ? Et comment complètent-elles les éditions papier alors même qu’elles en sont à l’origine ?
Elles qui sont ou privées ou publiques, du domaine de l’intime, de l’amitié (interne au surréalisme) ou de leurs rapports avec le monde environnant (les sollicitations extérieures sont nombreuses sans qu’on sache toujours si Breton y a répondu). Il s’agit aussi d’une relecture d’un document initial avec ses ratures, ses repentirs, qui permet d’affiner une date, une localisation, mais aussi de créer une cartographie et une chronologie géographique… Elles-mêmes autorisant par les liens des associations à d’autres œuvres ou documents. Et surtout d’ajouter le nom des personnes citées dans ces lettres. Au-delà de ces questions méthodologiques, la grande injustice qui a été mise à jour est l’occultation des femmes, qui ne sont pas nommées ou (rarement) mentionnées sous leur seul nom d’épouse, qu’elles soient artistes ou non.
Jacqueline Lamba disait en 1939 qu’il était « difficile d’être une femme peintre » ; que les « femmes étaient encore sous-estimées ». Plus de 80 ans plus tard, nous nous attelons également à leur réapparition.
***
Docteur en histoire de l’art (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Anne Egger est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés au surréalisme dont une biographie de Robert Desnos (Fayard) – primée par la Société des gens de lettres (Bourse Thyde-Monnier, 2007) et par l’Académie française (médaille d’argent du prix émile Faguet, 2008) -, et un Césaire-Picasso, Corps Perdu, Histoire d’une rencontre (HC, 2011). Elle est commissaire d’expositions, parmi lesquelles Robert Desnos. Des images et des mots (BHVP, 1999) ou André Masson, un nomade à Paris (Musée du Montparnasse, 2010-2011). Elle est conseillère historique de la collection Phares : Desnos, Wifredo Lam, Masson et, en préparation, Claude Cahun.
16 novembre 2023
from 17:00 to 19:00
— 16 novembre 2023
Maison de la Recherche, salle Mezzanine
4 rue des Irlandais, 75005, Paris
Tracts et jeux surréalistes : comment gérer une production collective ?
Les tracts et les jeux sont des objets textuels et graphiques qui ont fleuri au 20e siècle et en particulier avec les surréalistes. Ces objets sont forcément collectifs et demandent un traitement documentaire particulier. Notre intervention ne concernera pas le contenu de ces objets mais leurs fonctions et leurs signatures. Car ils sont indispensables à la compréhension du surréalisme et à son histoire. Connaître qui sont ceux qui signent, ceux qui ne signent pas tel tract peut devenir un bon curseur pour savoir qui est surréaliste – qui ne l’est pas – qui ne l’est plus. La mise en base de données numériques de ces participations peut permettre de retrouver des participations, de (re)tracer des parcours, de préciser des présences ou des absences, de remodeler en somme une histoire du surréalisme. Ces différentes spécificités seront présentées à travers quelques cas extraits du site André Breton.
Richard Walter est ingénieur de recherche CNRS, chef de projet informatique au sein du laboratoire Thalim, il est coordinateur de la plateforme EMAN pour l’édition de manuscrits et d’archives numériques. Il est par ailleurs rédacteur en chef du bulletin Infosurr qui depuis 1995 recense l’actualité du surréalisme et responsable des éditions du Grand Tamanoir.
5 octobre 2023
from 17:00 to 19:00
— 5 octobre 2023
Maison de la Recherche, salle Mezzanine
L’intégralité des archives André Breton, ou quasi, est visible en fac-similé sur le site www.andrebreton.fr. Ce site en constant développement est FAIR (Findable, Accessible, Interoperable, Reusable), autrement dit : ouvert. Les visiteurs sont, par ailleurs, invités à proposer des compléments d’informations, des images, des commentaires et à y ouvrir des débats. Cette séance d’introduction au séminaire DADA DATAS exposera le site André Breton à votre sagacité. Elle invitera à s’interroger sur le mode d’édition de ces archives, ses limites et ses possibles développements.