11 février 2011
— 11 février 2011
Salle de l’école doctorale
4ème étage
13 rue de Santeuil
75005 Paris
Intervention de Patrice Bougon
Informations sur le conférencier :
Patrice Bougon, spécialiste de Jean Genet, longtemps enseignant au Japon, est aussi le co-directeur avec Marc Dambre du colloque de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 / CERACC ( Henri Thomas, L’écriture du secret, 2003), publié par Champ Vallon en 2007. Patrice Bougon a publié quatre études sur Henri Thomas et prépare un essai sur son oeuvre.
Argument de la conférence :
Henri Thomas (1912-1993) est un auteur relativement peu étudié à l’université au regard de son oeuvre riche d’une cinquantaine de volumes (poésie, carnets, romans, autobiographies, études critiques, mais aussi traductions – Goethe, Stifter, Jünger, Shakespeare, Melville). Mais l’oeuvre de Thomas est l’objet d’études signées Blanchot, Jaccottet, Jean-Christophe Bailly et Derrida. Notons enfin que Le promontoire (Gallimard, 1961) fut traduit par Paul Celan. Sur le site de la Société Henri Thomas, o trouve une présentation de la vie et de l’oeuvre de l’auteur : www.henrithomas.pbworks.com
La conférence intitulée « De l’autobiographie à la lettre » propose une lecture de l’ultime récit autobiographique ( Ai je une patrie , Gallimard, 1991), qui est sous-titré « roman ». Or il se trouve que ce récit relatif à l’enfance de l’auteur, nommé comme tel, cite un roman publié cinquante plus tôt Les déserteurs (Gallimard, 1951), qui révèle un secret de famille ayant rapport avec la Corse, région qui est le cadre d’un autre roman, Le promontoire.
Trois problématiques seront examinées : la relation entre autobiographie, roman et poésie, le motif de la lettre en sa portée allégorique, enfin le rapport entre roman et dé-figuration poétique, cette expression faisant signe vers Barbara Johnson.