Organisation :
Fanny Lignon, Thibaut Casagrande
De plus en plus de travaux conduits au sein de THALIM s’inscrivent, de près ou de loin, dans une approche genrée des arts et des littératures. Cependant, force est de constater leur éclatement au sein de l’unité, ce qui a pour conséquence de nuire à leur visibilité tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des équipes qui composent notre laboratoire.
L’atelier transversal GLAM se propose de pallier ce problème, d’ordre tout à la fois scientifique et structurel. Il se donne trois missions : regrouper des travaux actuellement épars ; permettre l’émergence et la réalisation de projets innovants, collectifs comme individuels ; valoriser ces recherches à l’intérieur de l’unité et intensifier leur rayonnement dans le champ académique.
Le GLAM a vocation à accueillir, de façon ponctuelle ou sur un plus long terme, l’ensemble des travaux menés dans le triple champ de la littérature, des arts et des médias par les chercheurs et enseignants-chercheurs de THALIM, quelle que soit l’approche « genre » dans laquelle ils s’inscrivent. Il permet le financement partiel des événements et publications afférentes.
Les travaux en cours sont présentés dans le cadre d’un séminaire bimestriel qui permet notamment de confronter avec profit et de façon pédagogique la pluralité des approches genre, dans des perspectives esthétiques, anthropologiques ou historiques.
Thematic axes :
Politiques des littératures et des arts : enjeux et situations
Keywords :
Literature, Gender studies, Performing Arts, Sciences de l'information et de la communication
Past sessions
18 mai 2020
from 14:00 to 16:00
— 18 mai 2020
Université Paris 3 - Centre Censier
13 rue de Santeuil, 75005 Paris
Natascha Ueckmann est une universitaire allemande. Elle vient présenter à Paris le travail issu de sa thèse sur les récits de voyage au féminin et qui doit paraître en avril 2020 en français sous le titre Genre et orientalisme. Récits de voyage au féminin en langue française (XIXe-XXe siècles). La conférence du 18 mai n’abordera pas les grands noms auxquels on associe l’idée de récits de voyage en Orient (Flaubert ou Nerval par exemple) mais traitera de l’orientalisme du point de vue des femmes, en montrant que le voyage en Orient n’était pas rare chez la gent féminine éduquée au XIXe et au XXe siècles, bien que peu de voyageuses soient devenues célèbres dans l’histoire littéraire française. Parties en pèlerinage, en mission professionnelle, en voyage d’étude, exilées pour accompagner un mari ou par désir de liberté, ces exploratrices ont des parcours divers. Mais que se passe-t-il quand une femme – considérée traditionnellement comme l’Autre de l’homme – voyage vers des pays qui représentent pour l’Occident la plus ancienne image de l’Autre ? Ne s’agit-il pas d’une expérience de double étrangeté ? Confrontées au racisme, à la misogynie, à l’impérialisme et aux difficultés de socialisation liées à leur différence culturelle et à leurs privilèges, les voyageuses en Orient ressentent la nécessité d’écrire. Natascha Ueckmann nous fera entendre leurs témoignages et les analysera.
Natascha Ueckmann est, depuis 2018, maîtresse de conférences HDR à l’Université Martin-Luther de Halle-Wittenberg, où elle enseigne les littératures et cultures francophones et les théories postcoloniales. Sa thèse de doctorat portait sur les récits de voyage au féminin à l’Université d’Osnabrück, sa thèse d’habilitation, soutenue à l’université de Brème, sur les littératures contemporaines des Caraïbes. Actuellement elle co-dirige avec Romana Weiershausen le groupe de recherche junior Migration und Flucht. Theater als Verhandlungs – und Partizipationsraum im deutsch-französischen Vergleich, subventionné par la fondation Hans Böckler.
15 mai 2020
from 13:00 to 15:00
— 15 mai 2020
Université Paris 3 - Centre Censier - Salle 410
13 rue de Santeuil, 75005 Paris
27 mars 2020
from 14:00 to 16:00
— 27 mars 2020
Université Paris 3 - Centre Censier - Salle D39
13 rue de Santeuil, 75005 Paris
17 janvier 2020
from 14:00 to 16:00
— 17 janvier 2020
Université Paris 3 - Centre Censier - Salle 14
13 rue de Santeuil, 75005 Paris
The bi-lingual Indian poet, Arun Kolatkar (1932-2004), deploys a series of feminine figures, from mythology and folktales, but also from contemporary history in a book of poetry, titled Bhijki Vahi (or Sodden Notebook) published a few months before his death in 2003. The poems, each devoted to, and sometimes narrated from the point of view of a different woman, articulate tales of suffering, grief and loss. These include mythological figures such as the Egyptian goddess Isis, or Helen of Troy, but also real women such as the ‘napalm girl’ Kim Phuc from Nick Ut’s photograph during the Vietnam war. My paper argues that symbolic apparatus of sacrifice, with its notions of residues, substitution, victims and apotheosis, is consistently deployed around these figures as a way of approaching modern conflicts, and especially projects of mass extermination.
29 novembre 2019
from 13:00 to 15:00
— 29 novembre 2019
Université Paris 3 - Centre Censier - Salle 422
13 rue de Santeuil, 75005 Paris
The ways in which women spend money has been fictionalized and satirized in large body of literature, mostly written by men. However, money remains almost a taboo subject in literary studies, and little has been written about the ways in
which women themselves write about it. My book project, Danae’s Daughters : Women and Money in Early 20th Century Fiction examines the relationships between women’s labor, capitalism and consumerism, the fashion industry, and narratives of displacement and immigration, all in relation to how women earn and spend money. My talk, based on a portion of a chapter I am currently writing, compares the commodification of race and femininity in Nella Larsen’s Passing and Jean Rhys’s Voyage in the Dark. I argue that in these two novels, earning and spending money function as metaphors for self-invention, blurring the lines between identity and « value. »