Organisation :
Michel Bernard
Encouragée à l’échelle mondiale par les acteurs institutionnels et politiques, permise par ce qu’on appelle trop volontiers une « révolution » numérique et par la mutation des supports qui lui est associée, une numérisation du patrimoine et des contenus culturels est en cours. Bibliothèques, musées, éditeurs, producteurs s’appliquent à proposer des versions numériques de leurs œuvres et contenus, consultables désormais sur des appareils électroniques.
Face à cette numérisation massive et volontariste, le réseau UDPN se propose d’examiner les évolutions qu’elle engendre dans les pratiques et les représentations. La première année de ce séminaire doctoral sera l’occasion de s’interroger, dans le contexte actuel de numérisation des contenus culturels, sur les anciens et nouveaux utilisateurs, sur leurs pratiques et les conséquences de celles-ci. En abordant différents domaines traditionnels du patrimoine (littérature, musique, pédagogie, audiovisuel, art), il s’agira de mettre en question l’évolution – et sans doute observer la remise en cause – des notions de patrimoine, d’usage, de valeur, d’archive voire de numérisation.
Cette étude se développe selon trois axes principaux : les acteurs, les moyens et les conséquences, en se proposant ainsi d’aborder des questionnements aussi divers que féconds.
Suite
Thematic axes :
Relations inter-arts et hybridations, Sciences, littératures et arts
Keywords :
Digital Humanities, Performing Arts
Past sessions
3 mai 2016
from 14:30 to 17:00
— 3 mai 2016
Université Paris Diderot, bâtiment des Grands Moulins, salle 791C (escalier C, 7ème étage)
5 rue Thomas Mann - 75013 Paris
Séance 4 du séminaire doctoral UDPN 2015/2016
[Document #18652]
Séance organisée par Isabelle Barbéris, maître de conférence en arts de la scène et du spectacle vivant (Université Paris Diderot, CERILAC)
La numérisation face aux arts du geste
Quels enjeux spécifiques suscite la numérisation face aux formes du « vivant » – danse, théâtre, performance ? Quelles sont les interférences avec les processus qui animent ces arts : de création, de production, de médiation ? Au-delà des dualismes (matériel/immatériel ; organique/artificiel), peut-on (re)trouver une « organicité » lorsque numérique et arts du geste se rencontrent ?
Nous reviendrons sur deux processus en cours : numérisation de la mémoire de la danse (FANA), et gypsothèque numérique (Musées du Vatican).
Intervenants
Guy Devreux (Conservateur, Musées du Vatican)
Aurore Després (Université de Franche-Comté)
7 avril 2016
from 14:00 to 17:00
— 7 avril 2016
Maison de la Recherche de Paris 3
5, rue des Irlandais, 75005 Paris. Salle du Conseil
Plus tardivement peut-être que d’autres disciplines, les études littéraires sont aujourd’hui entrées de plain pied dans ce qu’il est convenu d’appeler les « humanités numériques ». En particulier, la numérisation des corpus littéraires s’est considérablement accrue ces dernières années. On rend ainsi accessibles aux chercheurs et à un large public non seulement les textes des œuvres littéraires reconnues mais aussi les minores, et la critique littéraire, les dossiers génétiques, toutes les archives qui documentent le phénomène littéraire.
En nous appuyant sur l’exemple du laboratoire OBVIL (OBservatoire de la Vie Littéraire), qui réunit, depuis trois ans, des chercheurs en littérature française et en informatique, nous nous interrogerons sur les premiers retours d’expérience d’un ambitieux programme de numérisation et de traitement des données littéraires.
Didier Alexandre, professeur (Paris Sorbonne-Paris 4), présentera le labex OBVIL puis analysera son usage d’un outil numérique pour corpus génétique, Medite, qu’il a appliqué à quatre versions d’une pièce de Claudel (L’Annonce faite à Marie).
Marianne Reboul, doctorante associée à l’OBVIL, exposera ses travaux sur 50 traductions françaises de l’Odyssée, l’amenant à programmer elle-même l’adaptation d’algorithmes pour satisfaire les besoins de sa réflexion critique.
Frédéric Glorieux, ingénieur de recherche, présentera l’exemple d’un outil d’analyse théâtrale, développé au sein de l’OBVIL, qui se perfectionne au contact des corpus et des chercheurs.
18 février 2016
from 10:00 to 13:00
— 18 février 2016
ITEM
59/61, rue Pouchet, 75017 Paris
Séance coordonnée par Jean-Sébastien Macke (ITEM)
Intervenants : Olivier LUMBROSO (Paris 3 – Sorbonne Nouvelle, DILTEC), Alain PAGÈS (Paris 3 – Sorbonne Nouvelle, CRP19), Jean-Michel POTTIER (Université de Reims Champagne Ardennes), Françoise GOMEZ (IA-IPR, Académie de Paris)
18 janvier 2016
from 14:00 to 17:00
— 18 janvier 2016
Ina, Centre Pierre Sabbagh
83-85, rue de Patay, 75013 Paris
coordonnée par Matteo Treleani, sémiologue, maître de conférence en communication (Université de Lille 3), en partenariat avec l’Institut national de l’audiovisuel
En savoir plus
11 décembre 2015
from 15:00 to 18:00
— 11 décembre 2015
Université Paris Diderot, Grands Moulins. Aile C, 7ème étage, Salle 789C
5 rue Thomas Mann, 75013 Paris,
coordonnée par Joelle Le Marec, professeure en sciences de l’information et de la communication (CELSA-Sorbonne) en partenariat avec CERILAC
Présentation
Au cours de cette séance, nous aborderons différentes pratiques liées à la possibilité de collectionner la musique dans des contextes précis (privés, marchands, institutionnels), de la questionner en tant que phénomène culturel et patrimonial, et de la pratiquer de multiples façons (savoirs musicaux, médiations de la musique, pratiques d’écoute en mobilité, etc.)
Nous traiterons de l’évolution des pratiques d’écoute de la musique liée à la numérisation. Nous discuterons également de certaines transformations muséales, de la mobilisation et de l’exposition des savoirs musicaux (ethnographiques, historiques, organologiques).
programme