joint research unit 7172
Theory and history of the arts
and literature of modernity
19th–21st century

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Laurence Guellec, Des énigmes et des redéfinitions : « littérature », « démocratie » et « publicité » au XIXe siècle. Comprenant une étude inédite (2023) : Le Diable de la réclame. Imaginaire et réalités de la « publicité » dans la littérature du XIXe siècle

Soutenance de thèse

Jury de l’HDR :

Pr. Karine Berthelot-Guiet (Sciences de l’information et de la communication), directrice du CELSA, Sorbonne Université, examinatrice

Pr. Myriam Boucharenc (Littérature française du XXe siècle), Université Paris Nanterre, rapporteure du dossier et garante de l’HDR

Pr. Marta Caraion (Littérature française et culture matérielle), Université de Lausanne, examinatrice

Pr. Françoise Mélonio (Littérature française du XIXe siècle), Sorbonne Université, rapporteure du dossier

Pr. Henri Scépi (Littérature française du XIXe siècle), Université Sorbonne Nouvelle, rapporteur du dossier

Pr. Évanghélia Stead (Littérature générale et comparée), Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, examinatrice

Pr. Alain Vaillant (Littérature française du XIXe siècle), Université Paris Nanterre, examinateur

Résumé de l’inédit : Le Diable de la réclame. Imaginaire et réalités de la « publicité » dans la littérature du XIXe siècle

Pièce principale du dossier d’HDR, l’étude propose un modèle interprétatif visant à donner sens à l’imaginaire littéraire de la « publicité ». Articulé autour de concepts-clés, ce modèle permet de lire, dans de nombreux textes, le métarécit qui a permis la structuration symbolique du conflit entre l’idéal culturel dont la littérature est alors porteuse et les intrigues de la « publicité ». Par ce terme, qu’il faut maintenir entre guillemets jusqu’à ce que s’impose l’acception marchande, à la fin du siècle, nous désignons, en les examinant de près tout au long de l’enquête, les nouvelles pratiques de communication associées à la mise en place des industries culturelles en France. Or, observable à partir de 1830, le processus d’allégorisation dont les unes et les autres ont simultanément fait l’objet se confond en partie avec les réécritures des Faust de Goethe. Nous mettons ainsi au jour un moment faustien dans l’histoire des imaginaires médiatiques, le sujet littéraire se mettant en scène à l’épreuve de ce qui est perçu et représenté comme une malédiction marchande. La diabolisation de la « littérature industrielle » prend sens aussi par rapport aux mythologies dix-neuviémistes de la réclame : à la publicité commerciale, désormais intégrée au modèle économique de la presse. Servir les idées, la littérature et la critique elles-mêmes, aux « boutiques » du journal, et par conséquent au commerce quel qu’il soit, même le plus charlatan : il n’est pas un écrivain, pas un journaliste, pas un éditeur qui n’ait dû en accepter le compromis, quitte à avoir le sentiment de pactiser avec le diable, à l’image du Charles Demailly des frères Goncourt ou du narrateur vallésien. L’herméneutique éditoriale, dont les stratégies contre-parodiques se découvrent chez Balzac, Baudelaire, Zola, jusqu’à Jarry, apparaît comme une réponse face à ce qui ressemble à un piège tendu à l’esprit, le même que Méphistophélès tend à Faust dans la tragédie.

Thematic axes : Approches historiques des modernités littéraires et artistiques

Keywords : Literature

Updated on 11/04/2023