Candidat : Xavier Garnier, Elara Bertho, Margaux Vidotto
Que peut la littérature quand des immensités naturelles et des cultures entières sont englouties sous les eaux ? À la lumière des aménagements hydrauliques imposés dans les vallées du Nil et du Zambèze au cours de la seconde moitié du XXème, nous interrogeons le pouvoir qu’a la littérature d’inventer des réponses sensibles à de tels bouleversements technologiques et écologiques. Les déplacements des populations, la délocalisation de la faune ainsi que l’ennoiement des monuments historiques et des lieux de culte ont (r)éveillé diverses formes d’engagements : des récits, des chants, des luttes, la création d’associations etc. Ainsi, partagée entre contestation, solidarité et inertie, l’énergie de la littérature s’exerce en tant que force et en tant que dynamique narrative. Ainsi, la littérature s’attache à rendre visible ce qui se joue sur le terrain et dans la réalité, et révèle la puissance de la création, de l’écriture et de la lecture. À travers différentes œuvres, coloniales et postcoloniales, et nos expériences de terrain, cette thèse pensera les liens qui unissent les littératures et l’écologie et composent une co-résistance écologique, par le prisme de l’énergie.
Thematic axes : Espaces sensibles : approches poétiques, esthétiques, critiques
Research programmes : Projet France Arizona Institute for Global Grand Challenge (2021-2024): Environmental justice. Extraction and cultural resistance in Africa
Keywords : Literature & Contexts, Postcolonial studies