Auteur : Mireille Calle-Gruber , Pascal Quignard
Publisher : HDiffusion
Claude Simon a consacré un roman à sa tante paternelle, Artémise Simon dite « Tante Mie » dont il fait le personnage principal de L’Herbe : c’est Marie, « extraordinaire d’abnégation et de générosité ». Le meilleur portrait de Tante Mie, Claude Simon sait que ce sont les carnets de compte de la vieille dame, qu’il a conservés, insérés dans ses textes et donnés à ses archives qui se trouvent à La Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet. A cette occasion, il écrit au recteur chancelier des Universités le 8 mars 2004 : « Je donne au-delà de mes manuscrits proprement dits et de leurs traductions, la part littéraire de mes archives susceptible d’éclairer mon oeuvre et de la placer dans une juste perspective » Les Carnets de Tante Mie, qui restituent les gestes de la vie minuscule jour après jour, donnent un éclairage puissant sur la création littéraire : le compte des dépenses et les comptes du temps se révèlent être le seul « journal intime » possible pour la modestie d’Artémise. Il faut lire minutieusement la minutie des Carnets : ils forment la trame d’une existence. Ils en sont la crypte.
Updated on 01/05/2020