Auteur du chapitre : Jeanyves Guérin
Éditeur : Presses de la Sorbonne nouvelle
Son père est mort à la bataille de la Marne. Lui-même a fait deux courts séjours en Allemagne et n’en connaît pas la langue. Ses lectures le conduisent vers d’autres cultures. Un seul auteur, Nietzsche, figure parmi ses références majeures. Il a participé à la Résistance, mais il s’est interdit toute germanophobie. C’est à ce qu’il appelle l’idéologie allemande, non au peuple allemand qu’il impute le régime nazi et ses crimes. Il a même intitulé « Lettres à un ami allemand » l’ouvrage où il justifie la résistance. Devenu éditorialiste du journal « Combat », il préconise, dès la fin de la guerre, la réintégration d’une Allemagne « pacifiée » dans la maison commune européenne. Ni fascination, ni répulsion au bout du compte.
Mis à jour le 01/01/2017