unité mixte de recherche 7172
Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

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Charles Pennequin, écrire au corps. « La main du punk »: gestes d’écriture, du livre à la performance

Charles Pennequin: poésie tapage. Actes du colloque organisé par Anne-Christine Royère (Université de Reims, CRIMEL), Gaëlle Théval (Université de Rouen), laboratoire MARGE, Université Lyon 3, 3-4 juin 2021. En ligne: http://www.fabula.org/colloques/document7803.php

Auteur du chapitre : Anne-Christine Royère

Chez Charles Pennequin, la vie s’appréhende, c’est-à-dire qu’elle est tout à fois saisie au corps et envisagée avec une certaine appréhension, une sorte d’inquiétude face à l’imminence d’une chose indéfinissable. Dans cette appréhension, le corps joue un rôle central. Celui-ci constitue en effet tout autant un objet du discours qu’une modalité du dire. En tant qu’objet du discours, le corps anatomique est à la fois lieu d’énoncés purement constatifs sur lesquels bute le savoir et lieu envahi par des « conventions de corps » (Pennequin, La ville est un trou), qui sont autant d’injonctions concernant la manière d’entrer en relation avec l’autre ou de faire société. En tant que modalité du dire, le corps devient une « somathèque », c’est-à-dire une « archive politique vivante » (Paul B. Preciado) impliquant des gestes d’écriture situés « au seuil de l’espace médiatique, puisqu’ils appartiennent (au) corps propre (…) et au coeur de cet espace » (Yves Citton, Gestes d’humanités: anthropologie sauvage de nos expériences esthétiques). C’est quelques-uns de ces gestes d’écriture que cet article se propose d’examiner, en s’attachant d’abord aux processus éditoriaux de Charles Pennequin (« livre pauvre » ou livre punk?), puis aux écritures performées (« écrits bruts », performance et calligraphie) et enfin aux relations entre l’écrit et le dessin (du geste pour soi au geste pour les autres).

Axes thématiques : Avant-gardes et modernité

Mis à jour le 01/03/2022