Auteur : Chloé Chaudet
Journal : Recherche littéraire / Literary Research
La littérature comparée et les conspiracy studies ne se sont pas encore vraiment rencontrées, alors même que le comparatisme pourrait apporter un nouvel éclairage sur les récits complotistes. Cet article pose quelques jalons pour une étude comparatiste de l’imaginaire du complot – qui englobe des représentations hétérogènes du devenir socio-historique fondées sur le motif du complot. Il insiste sur deux grandes orientations : d’une part, l’étude d’un corpus fictionnel passionnant par sa variété ; d’autre part, une approche interdiscursive attentive aux convergences et aux divergences multiples entre la fiction du complot et les soi-disant « théories du complot ». Une étude de cas souligne que l’analyse comparée de romans peut permettre d’apporter des réponses nuancées à certaines analyses réductrices qui circulent au sein des conspiracy studies. Elle est centrée sur deux fictions issues de l’espace littéraire atlantique en langues ouest-européennes, écrites pour l’une en français, pour l’autre en portugais : la trilogie ouverte par Les Falsificateurs (2007) de l’écrivain franco-étatsunien Antoine Bello, et le roman O Último Voo do flamingo (Le Dernier Vol du flamant, 2000) de l’auteur mozambicain Mia Couto. L’article vise ainsi à montrer que la littérature comparée pourrait singulièrement contribuer à une meilleure compréhension et à une approche plus subtile de l’imaginaire du complot.
Axes thématiques : Transculturalités
Mots-clés : Cinéma, Séries télévisées
Mis à jour le 13/11/2023