Auteur : Arnaud Rykner
Journal : Textyles
Si la musique est peut-être le système le plus approprié pour comprendre le fonctionnement de l’écriture maeterlinckienne, ce n’est certainement pas au nom d’une vague et suspecte « musicalité » de cette dernière. C’est que celle-ci, contournant les effets naturels du langage, nous fait rejoindre le hors-sens et le hors-texte de la musique dans la disparition du référent. L’œuvre de Maeterlinck n’est pas musicale, mais elle s’écoute comme une musique, de cette écoute qui vise ce qui, au-delà des mots et hors d’eux, met en crise le processus global de la signification.
Mis à jour le 01/01/2005