Auteur du chapitre : Floriane Toussaint
Éditeur : Hermann
Cet article se propose d’envisager comment Procès ivre (1971), œuvre de jeunesse de Bernard-Marie Koltès, peut être perçu comme une réécriture de Crime et châtiment, moins soucieuse de restituer l’intrigue du roman que de déployer les possibles de l’écriture dostoïevskienne. La porosité des dialogues et des monologues dans le roman, les multiples strates qu’elle produit et les infimes nuances qui les distinguent sont exacerbées dans le passage du roman au théâtre, au point de remettre en jeu la frontière entre intériorité et extériorité, et de poser la question de leur représentation à la scène.
Mis à jour le 30/09/2022