Auteur du chapitre : Xavier Garnier
Éditeur : Université de Lorraine, coll. "Littératures des mondes contemporains"
C’est en termes de dispositif grotesque que cet article analyse façon dont l’écriture romanesque de John Eppel rend compte de ce qui se joue depuis plusieurs décennies dans un pays comme le Zimbabwe, emblématique de nombreuses dérives postcoloniales africaines. La recherche d’homogénéités sociales, dans des espaces clos et protégés comme la villa ou l’école (et dont le laager est une sorte d’archétype), génère une mise en phase pornographique et grotesque des corps. La seule issue à cette frénésie grotesque est l’arabesque tracée par l’excitation exacerbée de voyeurs impuissants, le plus souvent en position de narrateurs, qui évoluent au cœur de ces cellules closes, à la façon d’inquiétantes et incontrôlables figures.
Mis à jour le 01/01/2012