Auteur : Mathilde Roussigné , Mathilde Roussigne
Journal : Religiologiques : sciences humaines et religion
À partir des œuvres de Claude Louis-Combet (Gorgô), Sylvie Germain (L’enfant Méduse)et Pascal Quignard (Le nom sur le bout de la langue), éclairées par le texte d’Hélène Cixous Le rire de la Méduse, il s’agit d’analyser la pérennité du mythe antique de Méduse, c’est-à-dire ses permanences et ses reformulations. Figure essentiellement féminine dans les textes contemporains, la Gorgone y porte les marques des héritages psychanalytique et féministe. Reprenant à travers la figure de Méduse les communes associations de la féminité à la monstruosité, à l’archétype de la Grande Mère et au «continent noir», nos textes proposent cependant des relectures et des détournements du mythe qui offrent de nouveaux visages à une Gorgone contemporaine puissante, jouissante, et dont la dimension sexuée, chez Sylvie Germain, passe progressivement au second plan, au profit de sa force vengeresse.
Mis à jour le 01/01/2017