Auteur : Marianne Simon-Oikawa
Journal : RILUNE - Revue des littératures européennes
C’est dans le sillage d’Apollinaire que Pierre Albert-Birot (1876-1967), pionnier de la poésie visuelle en France, découvrit l’idéogramme, synonyme pour lui de » calligramme « . Le mot le séduisit, et il écrivit à son tour des » poèmes idéographiques « , avant d’y renoncer, assez rapidement. L’idéogramme fut cependant chez lui plus qu’un simple engouement passager. Car s’il abandonna le mot, il ne rejeta pas les principes sur lesquels repose le signe idéographique lui-même. L’article tente d’examiner les formes et les enjeux de l’idéogramme dans l’œuvre de ce poète qui, indifférent à l’écriture chinoise, sut retrouver sous d’autres noms, et à l’intérieur du système alphabétique, les principes d’une écriture visuelle proprement idéographique.
Axes thématiques : Avant-gardes et modernité
Mis à jour le 01/01/2010