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Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

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Le jeu scénique porteur de sens

Auteur : Isabelle Schwartz-Gastine

Journal : Actes des congrès de la Société française Shakespeare

Les pièces de théâtre n’existent pleinement que sur la scène, lorsque les mots du dramaturge prennent chair par l’entremise des acteurs et trouvent une existence dans le mouvement et dans l’espace. Le corpus shakespearien se prête d’autant plus au jeu de scène que Shakespeare, connaissant toute les ficelles du métier, a composé un texte qui laisse libre cours à la créativité des comédiens. On a vu par le passé bon nombre d’interprètes passer de la scène ludique à la scène publique, donnant les traits de personnalités célèbres à leur rôle ou lançant un message politique qui, par-delà la Renaissance, s’adressaient d’abord au monde contemporain. Les mots du texte ont une importance primordiale, mais c’est également par le non-dit que passe le message, message qui peut tout à fait fluctuer suivant l’inflexion du jeu des acteurs. Que se passe-t-il entre Bottom et Titania d’une mise en scène à l’autre ? Comment est traité le silence de certains personnages que Shakespeare a privés de répliques aux propositions qui leur sont faites, Hippolyta au début de A Midsummer Night’s Dream, Isabella à la fin de Measure for Measure ? Et pourtant, d’après le jeu scénique, la réponse se fait comprendre naturellement : il ne s’agit pas là de trahir Shakespeare, mais de faire vivre les personnages par le théâtre et de proposer un message conséquent. Le non-dit Question sans réponse Une fin problématique Une élaboration scénique révélatrice Amplification Entre concaténation et aposiopèse Le sur-contexte

Mis à jour le 01/01/2006