unité mixte de recherche 7172
Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

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Les fulgurances du corps muet : Zola, les tableaux vivants et la pantomime

Naturalisme et excès visuels : pantomime, parodie, image, fête

Auteur du chapitre : Arnaud Rykner

Éditeur : Cambridge Scholar Publishing

Le chapitre VI de La Curée d’Emile Zola est essentiel à plus d’un titre. Au-delà de son importance pour l’ensemble du roman, et surtout au-delà de ses enjeux purement narratologiques (notamment comme « mise en abyme du roman » comme disait J. Noiray), c’est la façon dont il articule une double logique iconique et discursive qui en fait la force, l’intérêt et la complexité. Tandis que sur la scène s’exhibe le corps quasi nu de Renée, dans la salle le discours continue jusqu’à l’usure – commentaires mythologiques du préfet ou bon mot de la Marquise d’Espanet. Mais qu’il s’agisse des images ou des mots, dans les « dessous » de cette scène prend forme un ordre nouveau, recyclage d’un ordre ancien et occulté qui pousse dans les failles du discours comme dans les interstices de l’image. Pulsionnel et rationnel, Principe symbolique et Institution symbolique (S. Lojkine) s’affrontent alors impitoyablement.

Mis à jour le 01/01/2009