unité mixte de recherche 7172
Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

Rechercher sur le site

Rechercher un événement, un membre du laboratoire, un ouvrage…

Mecum una in siluis imitabere Pana canendo. Le chant arcadien dans la Deuxième Bucolique

La Poétique. Théorie et pratique,

Auteur du chapitre : Franck Collin

Éditeur : Belles Lettres

Communication prononcée au XVème Colloque Guillaume Budé, « La poétique, théorie et pratique »,-25-28 août 2003, Université d’Orléans-La Source. Publié dans La Poétique. Théorie et pratique, p.513-524, Dominique Briquel (Dir.), Les Belles Lettres, Paris, 2007. L’Arcadie virgilienne ne manque pas de poser question si on la réduit à une idylle bucolique 1. Symptomatiques sont en effet les quelques faits suivants : la discontinuité du thème arcadien dans les trois recueils virgiliens, par-delà les seules Bucoliques, qui affichent leur facture « idyllique » ; une véritable disparité de l’Arcadie, qui rend son analyse très improbable 2 ; une grande diversité de figures, parmi lesquelles on a reconnu l’existence d’un cénacle de poètes cisalpins qui, autour d’Asinius Pollion, auraient pu s’appeler Arcades 3. Cette Arcadie latine est avant tout une création poétique, et aucun adjectif-idyllique ou utopique-n’est propre à la définir, sans rendre compte auparavant de la nature même de sa poïétique. Nous ne définirons pas ici l’Arcadie de Virgile dans son ensemble, mais nous rechercherons, à travers une approche stylistique, si cette Arcadie répond à un projet poétique initial, de la part du poète, susceptible d’infléchir l’ensemble de sa production.

Mis à jour le 01/01/2007