unité mixte de recherche 7172
Théorie et histoire des arts
et des littératures de la modernité
XIXe – XXIe siècle

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Mythopoétique du veternus dans la dialectique de l’âge d’or et de l’âge arcadien

Dialectiques de la vieillesse dans l’Antiquité

Auteur du chapitre : Franck Collin

La vieillerie a peu à voir avec la vieillesse. Les slogans le répètent à l’envi de nos jours : on peut être jeune à tout âge. Il suffirait d’annuler, en fait de retarder, les effets de l’âge pour que la vieillesse devienne un âge comme un autre, où l’on profite pleinement de la vie. D’où les exhortations à rester en forme grâce à une bonne diététique, à garder sa vigueur, à lutter contre l’inéluctable dégradation. Cette vieillerie serait donc le point dialectique autour duquel s’opposent, se complètent, se transforment les deux notions de jeunesse et de vieillesse 1. Chez les Anciens toutefois, une telle dialectique est peu perceptible, tant la vieillesse est représentée comme le temps linéaire d’un délabrement inévitable, auquel tous n’atteignent pas, et que l’on pare, dans le meilleur des cas, de la « sagesse » de l’âge. Un terme peu fréquent, en latin, énonce toutefois la déchéance : le ueternus 2 .

Mis à jour le 01/01/2020